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5 effets potentiels de l’hiver sur votre santé physique et mentale

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L’hiver n’amène pas que des inconvénients – journées qui raccourcissent, températures qui chutent. C’est aussi la saison des bonnes siestes devant le foyer, des soirées cinéma blotti sous une couverture, des festins des fêtes en famille. Pour survivre à l’hiver canadien, il faut en profiter au maximum. Mais il faut aussi connaître les effets potentiels de la saison froide, au-delà de la toux et des rhumes.

En effet, l’hiver peut être dur pour le corps et l’esprit. D’où l’importance d’en connaître les risques et de prendre quelques mesures simples pour vous en prémunir. Voici donc cinq effets potentiels de l’hiver sur votre santé physique et mentale, ainsi que des conseils qui vous aideront à survivre à la saison froide encore cette année.

Dépression saisonnière
You're More Susceptible to SAD

Ceux qui travaillent l’hiver doivent souvent se rendre au bureau à la noirceur. Or le manque de lumière naturelle peut s’avérer néfaste. La dépression saisonnière, très répandue dans les pays nordiques, est un trouble de l’humeur causé par différents facteurs, dont le manque de soleil et de vitamine D. Ce problème peut toutefois être traité à l’aide d’une lampe de luminothérapie. En effet, une étude de 2011 a montré qu’à peine 20 minutes dans la lumière d’une lampe de 10 000 lux suffisaient à améliorer immédiatement l’humeur des personnes souffrant de dépression saisonnière. Une autre étude, publiée dans le Journal of the American Academy of Physician Assistants, a conclu que la luminothérapie matinale contribue à la régulation des rythmes circadiens. Une autre solution simple? Prendre un supplément quotidien de vitamine D.

Assèchement de la peau
Assèchement de la peau

Dès la première neige, vous avez l’impression que votre beau teint estival est chose du passé? Vous n’êtes pas seul : beaucoup de gens ont la peau sèche et souffrent de démangeaisons ou de desquamation l’hiver. Le meilleur remède consiste à boire assez d’eau. En outre, la sécheresse cutanée est largement attribuable au manque d’humidité : plus on monte le thermostat, plus on assèche la maison et le bureau. Un humidificateur peut aider, tout comme un bon hydratant. Une crème riche en vitamine E redonnera à votre peau sa souplesse et son éclat des beaux jours.

Graves symptômes d’allergies
Graves symptômes d’allergies

Si les personnes allergiques au pollen profitent d’un répit en hiver (adieu, herbe à poux!), la saison froide ne fait pas disparaître toutes les allergies pour autant. Au contraire, l’utilisation de systèmes de chauffage par conduits peut s’avérer cauchemardesque pour les personnes allergiques aux acariens ou sensibles aux impuretés dans l’air. Si vos allergies à la poussière vous font souffrir cet hiver, un bon nettoyage des conduits s’avérera très bénéfique. Impossible pour vous? Posez de petits gestes : lavez et remplacez fréquemment la literie, passez le balai plus souvent et envisagez l’achat d’un purificateur d’air.

Dérèglement des rythmes circadiens
Vous ne fabulez pas : l’hiver peut saper votre énergie, causer de la somnolence et chambouler vos habitudes de sommeil. Les journées courtes et les aléas de la météo réduisent la motivation à faire de l’exercice : résultat, on passe plus de temps à flâner sur le divan le soir et à faire la grasse matinée la fin de semaine. La cause? Un dérèglement des rythmes circadiens – grosso modo, notre horloge interne –, qui peut entraîner une grande fatigue, un gain de poids, un embrouillement des idées ainsi que des sautes d’humeur, entre autres effets indésirables. Si vous avez de la difficulté à vous endormir, il serait bon de limiter le temps passé devant votre ordinateur portable ou votre téléphone intelligent en soirée. En effet, une étude de 2015 publiée par la National Academy of Sciences des États-Unis a montré que l’usage d’appareils électroniques à l’heure du coucher inhibe la production de mélatonine, déplace le début du sommeil paradoxal et finit par retarder le rythme circadien. Des chercheurs de l’Université de Toronto ont quant à eux observé qu’en bloquant la lumière bleue émise par les appareils – possibilité qu’offrent la plupart des appareils intelligents –, on améliore la durée et la qualité du sommeil. Si vos cycles de sommeil sont perturbés, la prise d’un supplément de mélatonine à libération prolongée vous aidera à mieux dormir, sans risque de dépendance.

Irritabilité
Irritabilité

Pas facile de socialiser en plein hiver! Le temps froid nous pousse à rester à l’intérieur, donc à sortir moins souvent qu’en été. Le corps produit alors moins d’ocytocine, cette « hormone du bonheur » libérée lors d’interactions sociales positives. Si vous vous sentez seul et que votre humeur en souffre, vous pouvez facilement augmenter votre taux d’ocytocine : il suffit de faire de l’exercice ou d’aller prendre un café avec un ami. Les animaux domestiques peuvent aussi venir à votre rescousse. Vous connaissez l’heureux propriétaire d’un adorable petit chien? Vous habitez près d’un parc? Des études ont montré qu’un petit cinq minutes en compagnie d’un chien ou d’un chat pouvait stimuler la production d’ocytocine.

RÉFÉRENCES:

  • CHANG, Anne-Marie, Daniel Aeschbach, Jeanne F. Duffy et Charles A. Czeisler. « Evening use of light-emitting eReaders negatively affects sleep, circadian timing, and next-morning alertness », Proceedings of the National Academy of Sciences, 112 (4) 1232-1237 (janvier 2015). DOI: 10.1073/pnas.1418490112.

  • GRANT,WB, GK Schwalfenberg, SJ Genuis et SJ Whiting. « An estimate of the economic burden and premature deaths due to vitamin D deficiency in Canada », Mol Nutr Food Res, 54(8):1172-81 (août 2010). DOI: 10.1002/mnfr.200900420. Review. PubMed PMID: 20352622.

  • RAHMAN SA, CM Shapiro, F Wang, H Ainlay, S Kazmi, TJ Brown et RF Casper. « Effects of filtering visual short wavelengths during nocturnal shiftwork on sleep and performance », Chronobiol Int, 30(8):951-62 (octobre 2013). DOI:10.3109/07420528.2013.789894. Epub 8 juillet 2013. PubMed PMID: 23834705; PubMed Central PMCID: PMC3786545.

  • ODENDAAL JS et RA Meintjes. « Neurophysiological correlates of affiliative behaviour between humans and dogs », Vet J. 165(3):296-301 (mai 2003). PubMed PMID:12672376.