Passer au contenu principal
Panier

Cinq aliments immunostimulants pour fortifier vos défenses

Publié le

On parle du potentiel thérapeutique des aliments depuis des années, et la recherche scientifique commence enfin à reconnaître que certains aliments peuvent offrir de nombreux bienfaits santé. La liste des composés nutritionnels reconnus pour leurs vertus immunostimulantes et antigrippe ne cesse de s’allonger, mais cinq aliments retiennent mon attention pour leurs bienfaits santé à l’approche de la saison froide. Et pour vous aider à incorporer des nutriments immunostimulants dans votre alimentation, allez voir la recette proposée ce mois-ci.

Chou frisé et chou rouge (légumes crucifères)
Le chou frisé gagne en popularité depuis quelque temps et il le mérite bien du fait de ses propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires. Bien que les chercheurs s’intéressent beaucoup au chou frisé pour son rôle dans la prévention du cancer, sa composition nutritionnelle fait de lui un précieux allié pour combattre les maladies. Les légumes de la famille des crucifères sont reconnus pour leurs bienfaits santé, et le chou frisé ne fait pas exception; de plus, son feuillage vert foncé lui procure une forte teneur en vitamines A, C et K, en antioxydants et en flavonoïdes : tous de puissants stimulants immunitaires. Quelle que soit sa couleur (vert, blanc), le chou a toujours des vertus préventives (propres aux légumes crucifères), mais le chou rouge se distingue du lot. La richesse de sa teinte pourpre témoigne de sa richesse en vitamines A et C, en anthocyanes et en polyphénols, auxquels les chercheurs continuent de prêter une action bienfaisante sur la santé du système immunitaire. D’ailleurs, le chou rouge a une teneur en vitamine C près de six à huit fois supérieure à celle du chou vert. Colorés et riche en nutriments, le chou frisé et le chou rouge, comme tous les membres de la famille des crucifères (chou de Bruxelles, brocoli, chou-fleur, navet) apportent aussi des nutriments antirhume et antigrippe (acide folique, calcium, vitamine E, magnésium) qui tiennent les microbes à l’écart.

Ail et oignon
L’ail et l’oignon s’utilisent dans de nombreuses cultures pour combattre la maladie et l’infection. L’ail, c’est bien connu, contient un composé appelé allicine, qui lui donne son odeur caractéristique. L’aillicine contiendrait de puissants antioxydants et aurait propriétés antibactériennes. L’oignon contient un composé appelé quercitine, qui serait lui aussi efficace pour prévenir le rhume et la grippe. On pense aussi que la quercetine, par ses propriétés anti-inflammatoires, aiderait à prévenir la maladie. La combinaison ail-oignon rehausse la saveur des aliments et constitue un substitut nutritif au sel. Puisqu’ils ont tous deux ont un goût assez prononcé, les utiliser en cuisine est le moyen le plus facile d’en recueillir les bienfaits santé et de donner plus de goût à des aliments sains.

Saumon
Le saumon est réputé pour sa forte teneur en oméga-3, un acide gras essentiel (en ce sens que l’organisme, incapable de le synthétiser, doit nécessairement l’obtenir par l’alimentation) vanté pour ses vertus anti-inflammatoires. La diminution de l’inflammation exerce une action stimulante sur le système immunitaire et aide ainsi à prévenir le rhume, la grippe et d’autres maladies. Le saumon est aussi une source de vitamine D, nutriment réputé principalement pour son rôle dans l’absorption du calcium et la santé osseuse. La vitamine D est également produite par la peau exposée au soleil. Mais comme l’ensoleillement est bien moindre durant les mois d’hiver au Canada, faites d’une pierre deux coups en augmentant votre consommation de saumon et, du coup, votre apport en oméga-3. Les recherches se poursuivent sur la vitamine D et ses bienfaits pour la santé du système immunitaire, notamment en ce qui concerne la carence en vitamine D et ses effets sur l’augmentation du risque d’infection. On recommande souvent de prendre un supplément de vitamine D en hiver, mais les experts ne s’entendent toujours pas sur la dose appropriée. Les plus récents apports nutritionnels de référence recommandent 600 UI par jour pour les personnes de 9 à 70 ans et 800 UI par jour pour les plus de 70 ans. L’apport maximal tolérable est fixé à 4 000 UI par jour.

Piment et poivron rouge
Manger piquant aiderait peut-être à prévenir le rhume. De nombreuses sortes de piments contiennent de la capsaïcine, qui produit une sensation de brûlure dans la bouche. La capsaïcine est un composé insipide, inodore et incolore présent en quantité variable dans les piments. Plus un piment contient de capsaïcine, plus sa teneur en antioxydants est élevée. Certes, les piments piquants ont un effet décongestionnant, mais leurs couleurs vives font qu’ils regorgent de vitamine C et de bêtacarotène : deux antioxydants qui auraient des propriétés antivirales et qui, selon certaines études, permettraient de diminuer la durée et la gravité des symptômes d’infections virales des voies respiratoires supérieures et de favoriser la guérison et la diminution de l’inflammation. Le poivron rouge est lui aussi une excellente source d’antioxydants et de phytonutriments aux propriétés anti-inflammatoires, du fait de leur forte teneur en caroténoïdes (dont la vitamine A) qui, selon certaines études, favorisent la santé du système immunitaire. Les caroténoïdes protégeraient aussi la surface intérieure des voies respiratoires, agissant comme une barrière de protection contre l’infection.

Une pomme par jour… ou de la soupe au poulet
Ne soyez pas sceptique : c’est vrai! La soupe au poulet a bel et bien des propriétés thérapeutiques. Le Dr Stephen Rennard du Centre médical de l’Université du Nebraska s’est d’ailleurs intéressé à ses bienfaits santé. Il a découvert que la soupe au poulet contiendrait des composés impliqués dans des mécanismes anti-inflammatoires susceptibles d’atténuer les symptômes d’infections des voies respiratoires supérieures. La soupe aurait aussi des propriétés hydratantes et nutritionnelles et permettrait de fluidifier les mucosités et de soulager ainsi la congestion au niveau du nez, des bronches et de la gorge. Pour se sentir mieux, on peut aussi se préparer une soupe maison à base de composés riches en nutriments : vitamines, légumes à forte teneur en antioxydants, oignon, ail, épices, etc. À lui seul, le réconfort psychologique et physiologique d’un bon bol de soupe peut avoir un effet placebo chez une personne malade. Votre mère ou votre grand-mère avait donc raison : une bonne soupe, ça réconforte!

Manger une pomme par jour est-il si bénéfique pour la santé? Les pommes regorgent de phytonutriments et, en particulier, d’antioxydants. On sait aussi qu’elles exercent un effet sur la santé cardiovasculaire, le contrôle de la glycémie et la réduction des risques de cancer. Les pommes sont une bonne source de vitamine C : un antioxydant reconnu pour ses vertus préventives. Elles sont aussi un bon moyen de consommer des fibres solubles et aideraient à réduire l’inflammation et à renforcer le système immunitaire. Les pommes abondent en cette période de l’année; il y en a pour tous les goûts, et certaines variétés sont plus sucrées que d’autres. Profitez-en pour faire le plein de nutriments. Savourez-les crues ou cuites, mangez-les comme collation et incorporez-les dans vos desserts : ça tiendra le docteur au loin.
La saison du rhume et de la grippe bat son plein, et il n’est pas inutile de rappeler l’importance de se laver les mains, de réduire le stress au minimum et de dormir suffisamment. Mais c’est notre alimentation qui nous fait rouler. Enrichir notre apport nutritionnel d’aliments immunostimulants est un bon pas vers une santé optimale. Pour bien rouler, une auto a besoin de carburant et d’entretien régulier; c’est pareil pour le corps humain. Sans carburant de bonne qualité, l’humain comme l’auto tomberont inévitablement en panne sèche.