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Le stress de septembre

Publié le

Quel genre de journée avez-vous passée?
 
a) pas stressante du tout
b) pas très stressante
c) un peu stressante
d) assez stressante
e) extrêmement stressante
 
Poursuivez pour savoir ce que d’autres Canadiens répondent!  

Le stress de septembre :

Nouveau départ ou retour à la course effrénée?

Septembre arrive au deuxième rang des mois les plus stressants de l’année. La plupart des gens n’en sont pas conscients, mais l’adaptation à de nouvelles heures de coucher et la planification des repas et des déplacements entre l’école, le travail et la maison, ajoutés à l’augmentation des heures de travail, peuvent entraîner une surproduction des hormones du stress lourde à porter pour l’organisme. Le stress est de fait devenu un état de l’existence moderne que nous ne connaissons que trop bien. Environ un tiers des Canadiens de 35 à 54 ans décrivent la plupart de leurs journées comme « assez » ou « extrêmement » stressantes.1

Qu’est-ce que le stress?
Le stress est une réaction de survie naturelle chez tous les êtres vivants. Pendant les épisodes de stress, l’organisme sécrète des produits chimiques et des hormones, dont le cortisol, qui le préparent à fuir ou à lutter – le pouls et la respiration accélèrent, les muscles se tendent et le cerveau consomme plus d’oxygène pour soutenir l’activité mentale accrue. À court terme, le stress ou « syndrome général d’adaptation » – concept défini pour la première fois par un chercheur canadien, le Dr Hans Selyeen, en 1936 – stimule même le système immunitaire.
 
Moi, stressé?
Le stress est devenu un problème de santé publique, parce que nous menons des vies sédentaires et que les sources de stress sont omniprésentes dans notre quotidien – pressions au travail, bouchons de circulation, maladie d’un proche, soucis financiers, conflits personnels. Ainsi, contrairement au cerf de Virginie, qui puisera dans sa poussée d’hormones du stress l’énergie nécessaire pour échapper à une meute de loups, notre organisme stressé effectue toute la préparation métabolique nécessaire pour fuir ou combattre, mais reste immobile dans un fauteuil au bureau ou à la maison ou dans le siège du conducteur, au milieu d’embouteillages.
 
Cette réponse chronique au stress finit par entraîner des changements hormonaux et métaboliques qui se retournent contre l’organisme. Les mêmes produits chimiques et hormones qui nous sont bénéfiques à petites doses finissent, avec le temps, par inhiber des fonctions vitales telles que l’immunité, la digestion, l’excrétion et la reproduction. À long terme, le stress perturbe le sommeil, accentue l’anxiété et augmente l’inflammation dans l’organisme. Il affecte la fréquence cardiaque, la tension musculaire, la pression sanguine, le cholestérol et la triglycéridémie. Le stress se répercute aussi sur la manière dont le corps utilise les aliments et sur ses besoins en vitamines et minéraux. D’intensité extrême, il peut rapidement conduire à la prise de poids abdominal, à l’obésité et au diabète.
 
Non géré, le cycle du stress, alimenté par le cortisol, devient un cycle autoperpétué que des situations de moins en moins stressantes suffisent à déclencher. Et à mesure que nous vieillissons, nous sécrétons naturellement davantage de cortisol, à facteur de stress égal.